Les tests de résistance des banques sont devenus un outil de routine pour les superviseurs bancaires. Ils consistent à estimer, sous un ensemble d’hypothèses relatives à l’environnement macroéconomique anticipé, les besoins en capitaux propres d’une banque sur les trois années à venir. Après comparaison de ces besoins avec les fonds propres existants, les superviseurs imposent à la banque de lever les fonds nécessaires afin de combler la différence, s’il en est une. Cette mesure de contrôle prudentiel de la résistance des banques aux chocs futurs contribue-t-elle véritablement à la stabilité financière ? Ou est-ce plutôt un exemple de dirigisme économique, dont il nous faudra examiner les conséquences cachées ?

Le rôle des capitaux d’une banque est d’amortir les chocs liés aux variations de valeur de ses actifs, principalement des prêts bilatéraux aux entreprises et aux ménages et des obligations marchandes émises par les États et les entreprises. Le niveau des capitaux est donc variable. Les gains sur les actifs, y compris les revenus courants liés aux intérêts sur les prêts et obligations, augmentent les capitaux propres. A contrario, les pertes les diminuent.

la suite sur l’Institut MOLINARI  (article de Siméon Brutskus )