Nouvelles en France

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Pour gouverner me disait  Risquet, il ne faut jamais oublier l’essentiel, si nous Cubains nous oublions que nous avons à notre porte le plus terrible des ennemis, nous sommes morts. Si les Chinois oublient qu’ils ont un milliard trois cent mille personnes à nourrir c’est fini pour eux. Et comme le décrit Xi Jinping dans ses mémoires alors qu’enfant il est envoyé à la campagne par le révolution culturelle en tant que « prince rouge », il découvre la faim et le besoin de manger de la viande. Quand il devient dirigeant du village il a une idée: comment on peut faire pour manger de la viande? Cela dit, des choses essentielles sur la Chine, à savoir le pays dont l’histoire plonge le plus loin ses racines, une culture millénaire est aussi celui qui a connu l’humiliation et la faim de toutes les colonisations. La Russie avait beau être pauvre, elle appartenait encore pour une part au monde des colonisateurs, la Chine a appris que jamais plus elle n’accepterait d’être à nouveau colonisée, elle se veut représentative du sud, elle a aussi le temps pour elle, celui de son histoire, et l’effort qu’elle peut s’imposer pour rester elle-même. Comprendre cela ce n’est pas tout savoir sur la Chine, mais commencer un dialogue sur des bases plus solides (note de Danielle Bleitrach).

Source : 01net, 09-12-2019

Une directive gouvernementale veut interdire les matériels et logiciels informatiques d’origine étrangère dans toutes les administrations. Un travail de remplacement colossal qui est étalé sur trois ans et qui affecte avant tout l’industrie américaine.

 

Les fournisseurs américains tels que HP, Dell, Microsoft ou Intel sont évidemment les premiers concernés par cette volonté d’isolement chinoise. Pour eux, c’est une très mauvaise nouvelle, car ils vont être exclus d’un marché gigantesque. Les raisons profondes de cette politique sont multiples. Comme beaucoup d’autres pays, la Chine veut que ses infrastructures critiques s’appuient sur des technologies « sécurisées et contrôlables », comme cela est précisé dans la loi de cybersécurité de 2017. La politique agressive des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine, et notamment le bannissement de Huawei, a certainement accéléré ce processus.

Source : 01net, 09-12-2019

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russia africa

Le premier forum Russie-Afrique s’est tenu les 23 et 24 octobre derniers dans la station balnéaire de Sotchi. A la suite des sommets bipartites entre l’Afrique et la France organisés depuis 1973, le Japon depuis 1993, la depuis 2006, la Russie estime le moment venu de structurer ses échanges à l’échelle continentale sur un double mode bilatéral et multilatéral.

Il s’agit d’affirmer sa place de partenaire stratégique au côté des grandes puissances chinoise et états-unienne, profitant de l’affaiblissement de moyennes puissances européennes insolvables comme la France, de surcroît tétanisée par un passé colonial jugé uniquement à charge par idéologie de repentance. L’objectif est de saisir les opportunités économiques offertes par l’ouverture des marchés africains à la concurrence internationale, en fidélisant une clientèle politique africaine avide d’argent rapide, liquide, et inconditionnel.

La diversité des thèmes abordés témoigne de l’ambition de la Russie de se positionner comme partenaire global de l’Afrique : rôle des médias, infrastructures et industries extractives, transformation digitale, énergie nucléaire, lutte contre l’insécurité, santé et biodiversité, coopération et financement participatifs, technologies de souveraineté, développement social et éducatif. Sans oublier l’inévitable question politiquement correcte du genre, ni celle du rôle des jeunes dans la maîtrise d’une croissance durable – sans toutefois s’imposer les remontrances pénibles d’une jeune Natacha-Greta manipulée.

On sait peu en France combien les relations entre l’Afrique et la Russie sont anciennes et ancrées. Bien avant les relations bilatérales avec l’Union Soviétique au cours du XXe siècle, l’imaginaire collectif s’est nourri de symboles liés à d’anciens échanges commerciaux et culturels. La Russie doit à l’intense trafic d’esclaves noirs par les Arabes vers l’empire ottoman, son grand poète métisse Pouchkine, trésor culturel national, arrière-petit-fils d’un esclave originaire d’Afrique centrale racheté au XVIIIe siècle aux Turcs pour le compte de Pierre le Grand. Affranchi puis anobli par mérite, Abraham Hannibal est devenu secrétaire de l’empereur puis général en chef de l’armée impériale. Alors que l’Europe comptait déjà parmi ses figures africaines, depuis treize siècles, l’évêque d’Hippone devenu saint Augustin, il n’en faut pas plus aux Russes pour retisser une relation stratégique avec l’Afrique. D’autant que Vladimir Poutine y est très populaire, pour l’image qu’il donne de solide gardien d’une identité culturelle forte et de valeurs nationales décomplexées, comme le montre bien Héléna Perroud dans son livre Un Russe nommé Poutine, loin du salmigondis multiculturaliste qui se répand en Occident.

Anecdote significative de l’air du temps, illustration d’une obsession de rattrapage matériel et de revanche-vengeance historique dans les pays africains anciennement colonisés, la représentante d’un petit parti politique ivoirien d’opposition, au ton aussi véhément que son avenir politique est improbable, a profité de cette tribune internationale inespérée pour déverser des flots démagogiques d’incongruités historiques et économiques animées par une haine anti-française farouche et ingrate, excitant sur les réseaux sociaux de nombreux jeunes Africains frustrés qui n’osent pas exiger des comptes de leurs propres dirigeants défaillants et corrompus. De quoi aiguiser l’appétit de l’ours russe, qui n’en demandait pas tant pour justifier le renforcement de sa présence. Quant à la France, on a déjà dit ici les raisons de son décrochage en Afrique, qui ne fait que se confirmer.

Rappelons enfin le mot de Marcel Zadi Kessy, sage africain vivant d’Afrique de l’Ouest : « L’époque coloniale, malgré les dégâts causés, a transmis à l’Afrique, à travers la culture technicienne et scientifique, les germes du changement. Et surtout, une ouverture à d’autres cultures. »

 

Jean-Michel Lavoizard

Chef d’entreprise
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Il faut bien mesurer que ces dernières années c’est la croissance chinoise qui a empêché la récession mondiale, comme d’ailleurs c’est grâce exclusivement à la Chine qu’au niveau mondial il y a eu diminution de la pauvreté, ses statistiques représentant un  quart de la situation mondiale.  Il semble de surcroit que Trump ait annoncé au G7 la multiplication de manoeuvres militaires autour de la Chine avec des pays asiatiques… L’impérialisme met au propre comme au figuré le feu à la planète (note et traduction  de danielle Bleitrach)

Dans cet article: tarifs , Chine , économie , États-Unis , guerre commerciale , politique
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La guerre commerciale s’est intensifiée. Photo: Getty Images

Le président américain, Donald Trump, a intensifié aujourd’hui la guerre commerciale avec la Chine en augmentant les taxes  sur les produits du pays asiatique, en dépit de l’instabilité que cette politique tarifaire provoque sur les marchés.

Le président républicain a annoncé sur Twitter qu’à partir du 1er septembre prochain, les Etats-Unis appliqueront des taux de 15% sur les produits chinois évalués à 300 milliards de dollars par an, au lieu des 10% initialement annoncés.

En outre, les droits de douane de 25% actuellement appliqués aux produits de la nation orientale évalués à 250 milliards de dollars s’éléveront de 30% à compter du 1er octobre.

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

…unfair Trading Relationship. China should not have put new Tariffs on 75 BILLION DOLLARS of United States product (politically motivated!). Starting on October 1st, the 250 BILLION DOLLARS of goods and products from China, currently being taxed at 25%, will be taxed at 30%…

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

…Additionally, the remaining 300 BILLION DOLLARS of goods and products from China, that was being taxed from September 1st at 10%, will now be taxed at 15%. Thank you for your attention to this matter!

Trump a déclaré que cette décision répondait à la décision annoncée aujourd’hui par Beijing d’appliquer des droits de douane supplémentaires de 75 milliards de dollars sur les produits importés des États-Unis, y compris les voitures et les produits agricoles.

Afin de parvenir à un commerce équitable, nous devons équilibrer cette relation commerciale très injuste. La Chine n’aurait pas dû imposer de nouveaux droits de douane sur des produits américains d’une valeur de 75 milliards de dollars (motivés par des considérations politiques!), A écrit le responsable de la Maison Blanche dans son service de micro-blogging.

Les nouveaux tarifs affecteront à nouveau les voitures américaines. Photo: Getty Images

Un tel commentaire du président ne mentionne pas le fait que les taxes adoptées par la Chine étaient une réaction aux droits de douane élevés appliqués initialement par le président des États-Unis, et plus particulièrement aux nouveaux tarifs qui entreront en vigueur le 1er septembre.

Avant de faire monter d’un cran les accusations, Trump avait de nouveau critiqué le géant asiatique sur le même réseau social et réitérait les accusations de vol de propriété intellectuelle démenties par Pékin.

«Ils ont volé notre propriété intellectuelle à raison de centaines de milliards de dollars par an et ils veulent continuer. « Je ne laisserai pas cela arriver! »

Malgré les relations étroites entre les économies des deux pays, qui sont respectivement les principaux partenaires commerciaux, et le fait que les États-Unis importent des marchandises chinoises d’une valeur de 540 milliards de dollars, M. Trump a déclaré: «Nous n’avons pas besoin de la Chine et, franchement, nous serions mieux sans eux . « 

Le dirigeant a également ordonné aux grandes entreprises américaines de rechercher immédiatement une alternative au commerce avec la Chine, ce qui implique notamment de ramener les entreprises  aux États-Unis .

Bien que les médias américains aient averti que le dirigeant n’avait pas le pouvoir de dicter les actes d’entreprises privées, ses déclarations ont secoué les investisseurs et provoqué une vente massive des actions  sur le marché boursier, qui a souvent été fragilisé par sa politique commerciale.

L’un des principaux indices boursiers du pays, la moyenne industrielle du Dow Jones, a perdu 600 points ce vendredi , et le monde des affaires a mis en garde contre les effets négatifs sur la confiance des investisseurs et la création d’emplois.

Wall Street s’est effondrée vendredi en raison de l’aggravation des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Photo: AP.

(Avec des informations de Prensa Latina)

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© AFP 2019 Philippe Lopez

Les marchés boursiers ont vécu un début de mois d’août chaotique et les risques se multiplient pour l’économie mondiale. Entre tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, marché pétrolier au bord de la crise et marges de manœuvre réduites du côté des Banques centrales, l’heure est à l’inquiétude. Sputnik fait le point.

«Ce serait une erreur d’exclure la possibilité d’un choc comparable à celui qui a suivi l’effondrement de Lehman Brothers.»

Masanari Takada de la banque japonaise Nomura a, comme le rapportent nos confrères du Parisien, exprimé son inquiétude concernant un mois d’août à haut risque sur le terrain économique. Il faut dire que les marchés financiers mondiaux, dopés par une abondance de liquidité ces dernières années, font du yoyo depuis le début du mois d’août. Comme le souligne au Parisien Alexandre Baradez, responsable des analyses marché du courtier IG France, «les indices actions européennes ont effacé deux mois de hausse en quelques jours seulement». La journée du 5 août a été particulièrement rude pour les opérateurs de marché. 500 des hommes d’affaires les plus riches de la planète avaient perdu jusqu’à 117 milliards de dollars (104,5 milliards d’euros) en une seule journée. Signe d’une conjoncture qui se dégrade, le 7 août, l’once d’or a passé le seuil des 1.500 dollars pour la première fois depuis avril 2013, mais que se passe-t-il sur la planète éco?

BusinessBourse @BusinessBourse

Philippe Herlin: « L’once d’or au-dessus de 1500$ pour la 1ère fois depuis 2013… Les monnaies papier inspirent de moins en moins confiance, à cause des taux-zéro » http://bit.ly/2yLeWKm 

Philippe Herlin: « L’once d’or au-dessus de 1500$ pour la 1ère fois depuis 2013… Les monnaies…

Philippe Herlin: « L’once d’or au-dessus de 1500$ pour la 1ère fois depuis 2013… Les monnaies papier inspirent de moins en moins confiance, à cause des taux-zéro »

businessbourse.com

L’inquiétude principale concerne la guerre commerciale entre Pékin et Washington. Alors que les négociations semblaient avancer, Donald Trump a considéré que la Chine ne tenait pas ses promesses et a décidé de lancer une nouvelle salve de tarifs douaniers sur 300 milliards de dollars d’importations de produits chinois à partir du 1er septembre. Sans surprise, Pékin a réagi. L’empire du Milieu a laissé se déprécier sa monnaie jusqu’à atteindre le seuil de 7 yuans pour un dollar, un niveau record en dix ans. Et les choses ne semblent pas sur le point de s’arranger. Le 9 août, le Président américain a rappelé que les États-Unis n’étaient «pas prêts» à signer un accord avec Pékin. Une annonce qui avait d’ailleurs fait tanguer momentanément les marchés mondiaux, signe de la tension ambiante.

«Le mois d’août est donc clairement un mois à risque pour les marchés: les prochaines réunions de la Fed et de la BCE n’auront lieu qu’en septembre, de même pour les prochaines phases de négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine…» a expliqué au Parisien Alexandre Baradez.

Le marché du pétrole est quant à lui au bord de la crise et ne sait plus où donner de la tête entre facteurs haussiers et baissiers. Là encore, les tensions commerciales entre les deux plus grandes économies de la planète jouent un grand rôle. «Les chances d’un accord politique entre la Chine et les États-Unis se sont réduites, ce qui pourrait avoir comme conséquences une plus faible activité commerciale et une plus faible croissance de la demande», expliquait le 9 août l’Agence internationale de l’énergie (AIE). De plus, les États-Unis produisent toujours plus d’or noir ce qui a pour effet d’augmenter l’offre.

D’un autre côté, la situation dans le détroit d’Ormuz représente un risque qui pourrait faire monter les prix. Durant les dernières semaines, pas moins d’une dizaine de tankers ont fait l’objet de divers incidents. Les tensions entre Washington et Téhéran ont failli dégénérer en conflit armé avec l’abattage d’un drone dans chaque camp. Situé entre l’Iran et le Sultanat d’Oman, le détroit d’Ormuz est une zone clé du transport de pétrole qui voit transiter environ 20 % de l’or noir mondial ainsi que 30 % du GNL, le gaz naturel liquéfié. Francis Perrin, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), a préféré relativiser la situation chez nos confrères du Monde: «Les choses sont en partie sous contrôle: aucun navire n’a coulé, aucun marin n’a été tué ou blessé».

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