Il s’est passé un certain temps sans que je vous fasse part de mes réflexions partisanes…

Là comme ailleurs, l’abstinence ne m’apparaît pas comme « la solution », pour ce qui me concerne tout du moins…

La position du « vieux sage » qui ne dit rien mais n’en pense pas moins  est prodigieusement emmerdante décidément.

Alors c’est dit, je reprends ma plume que je trempe dans un savant mélange de vitriol et de dérision, décidé que je suis à donner vigueur à l’actualité qui s’enlise dans une morosité ambiante, inquiétante et dépressive.

A tout seigneur tout honneur je commencerai par le « primus inter pares » l’ineffable petit gros qui nous fut donné en mai dernier pour diriger le pays…

Ce type c’est monsieur Prud’homme

Comme disait Jouvet dans « entrée des artistes » « il ressemble étrangement à son écriture », avec son air de Ravi de la crèche, ses discours lénifiants, qui font que , quelque soit le sujet qu’il aborde, il est parfaitement emmerdant.

On chercherait en vain une idée force dans ses discours, une fois le sujet connu, on sait ce qu’il va dire, il le dit et puis rien d’autre.

Du convenu, fait de mots soigneusement choisis dans leur banalité afin qu’ils soient entendus à défaut d’être totalement compris ; le plus bel exemple étant la volonté « d’inverser la courbe du chômage à la fin 2013 » : cela signifie qu’il suffira d’un chômeur de moins en janvier par rapport à décembre pour qu’il considère qu’il a honoré ses promesses…

Ce discours de petit comptable, c’est tout lui, c’est un peu court, c’est typique du secrétaire général du PS qu’il était et qu’il est toujours.

Il consulte, crée des commissions, en veux-tu en voilà, met tout le monde dans le bain et adopte des solutions nègre-blanc arguant ensuite qu’il agit en grand démocrate…

Il n’a jamais été un décideur, c’est pourtant ce que requiert la fonction.

Sur les sujets internationaux et plus particulièrement sur l’Europe, il vient de jeter l’Allemagne dans les bras de la Grande Bretagne qui voit en l’Europe une sorte de Commonwealth, un marché, avec lequel elle commerce mais dans lequel elle refuse de s’engager comme elle l’a toujours fait au cours de son histoire.

Plus grave, il vient de mandater les représentants  du PS pour rencontrer ceux du SPD Allemand qui font campagne contre Merkel pour les élections de septembre prochain… Il complote ouvertement contre la chancelière (qui va en toute probabilité être réélue) du pays qui a, de concert avec nous, bâti l’Europe, qui est notre premier client et qui , il y a peu, avait accepté de déroger à ses positions en prenant en compte la position Française…

Gageons qu’Angela saura s’en souvenir.

Au dernier sommet Européen notre mollasson national n’a obtenu qu’un os à ronger sur le budget de l’agriculture… mais à un biveau de – 20% … ce que personne ou presque n’a relevé… minable … qu’il a qualifié de bon compromis…

Reste à savoir qui est le con et si ce qui est promis sera tenu…

Pour acquérir une « stature » si l’on peut dire, internationale, il est allé faire des risettes en Inde ( qui nous a permis d’apprécier sa désolante pratique de l’Anglais) d’où il est revenu bredouille et ce jour il va en Grèce prendre des postures  dans un pays en totale déconfiture…

Nous voilà en troisième division, on le redoutait, nous en sommes sûrs.

A ce jour, après huit mois de pouvoir, sa trajectoire ressemble étonnamment à celle d’un autre politique de seconde zone, l’ineffable Zapatero, qui a quitté le pouvoir en Espagne sous les quolibets ; pour mémoire :

Comme lui il est arrivé au pouvoir par accident : suite à l’attentat de Madrid qui a discrédité Aznar, et Flamby suite à la mésaventure de Strauss-Kahn.

Comme lui il a fait voter le mariage Gay

Zapatero a régularisé la quasi-totalité des sans papier ce qui a eu pour effet d’amplifier le nombre de chômeurs alors même que la crise des subprimes faisait sentir ses premiers effets.

Flamby de son côté caresse le projet du vote des étrangers non EU , allons demander aux habitants de Roubaix ce qu’ils en pensent…

Le plus drôle est que Zapatero était surnommé Bambi… et le nôtre Flamby !!!

Le pire est à craindre… même s’il n’est jamais sûr.

Tout cela est navrant, vous en conviendrez, nous allons découvrir ce que nous sommes aujourd’hui, nous Français, et allons en prendre un sacré coup au moral.

Mais il n’y a rien de très surprenant si l’on considère quelques orientations prises par nos dirigeants depuis une vingtaine d’années…

Rappelons-nous :

Mitterrand

Faisant voter la retraite à 60 ans à un moment où la Chine, l’Inde, le Brésil entrent dans la danse et plombant ainsi la compétitivité du pays au plus mauvais moment

Jospin

En remettant une couche avec les 35 heures

Chirac

Décrétant que les causes nationales devaient être la lutte contre le cancer et les accidents de la route… On croit rêver

Ces quelques décisions en disent long sur la capacité des dirigeants que nous nous sommes donnés à appréhender les défis qui se posent au pays dans un monde en pleine mutation…