Dans les bulles blanches

L’Afrique vu du ciel, c’est passer d’un désert lunaire pauvre en oasis à une vaste étendue de végétation quasi infinie. On y aperçoit même quelques habitations très écartées qui arrivent à vivre en plein cagnard. C’est un film irréel. J’ai essayé de guetter le plateau kényan. Je me suis demandée si j’allais apercevoir une énorme tache noire. Des gnous courant le parc du Serengeti … au final aucun animal en vue ou en migration malgré le ciel dégagé. Juste une plaine verte. Je me suis sûrement trompée de saison. Ce dont je suis fière c’est d’avoir pris le haut du Kilimanjaro ! Au moins je pourrais dire que j’ai vu les neiges éternelles. Il ne manque plus qu’à faire son ascension.

Enfin la réalité

Toutes les choses que j’ai pu voir à la tété ou dans les bouquins sont vraies. Faut juste le voir pour y croire. Le Rwanda est un très beau pays. Du moins la capitale Kigali parce que je n’ai pas vraiment visité les provinces. Le Rwanda porte très bien son surnom de  » pays des mille collines  ». C’est la petite Suisse d’Afrique :)

Mes constatations

En tout cas, j’ai pu constater toutes les différences avec mon seul pays de référence, la France. Des différences principalement dans le style de vie, du respect vis à vis des autres, de la sécurité et de la consommation. Je me suis imaginée pas mal de chose avant d’arriver. Surtout où est-ce que j’allais débarquer …

          Le paysage rwandais

rwanda

En 20 ans, les choses ont très vite évoluées. Le Rwanda se construit encore et encore. Les principales routes sont macadamisées. Il y a encore des chemins en terre battue. J’ai énormément marché : des montées, des descentes pour forger les gambettes. Maintenant, le centre ville : je connais ! On s’y retrouve très vite. Mes yeux étaient grands ouverts.

De plus, la province : extraordinaire ! Elle me donnait faim. Des bananiers de partout. Des champs à perte de vue. La vraie campagne avec comme paysage : les collines. C’était l’aventure. J’étais aux anges de voir l’exotisme !

         La langue : le kyniarwanda

Ecouter le son qui émane de leur gorge … c’est vraiment un sentiment de sérennité. Je me suis sentis comme en France même si je ne comprenais pas un mot. Muracosi Mama ! (Merci maman) On dit bien que plus de 70% de la communication est non verbale. J’ai pu mettre en pratique mon « body language ».

         La vie baba cool

Les africains sont très cool. Ils avancent à leur rythme. J’adore cet état d’esprit. Alors quand on vient avec les habitudes occidentales où on est réglé comme des horloges, je peux dire que la patience est une vertus ! En tout cas, vivre dans la sérénité, hakuna* stress, c’est top (* hakuna = « il n’y a pas » en Swahili. C’est comme dans hakuna matata du Roi Lion). En tout cas, il y avait du monde du matin au soir !

        Le grand nettoyage

Je n’ai jamais vu un pays autant propre. Une fois par mois, tous les citoyens se rassemblent pour nettoyer de fonds en comble les quartiers. Si je pouvais faire de même avec ma chambre … ce serait pas mal.

Partie savonnage, j’ai lavé mon linge – à la main – et 2h pour tout laver. Maintenant, je suis la reine de l’omo.

         Scoobidoo was here …

Vive les matatu ! Les matatu ressemblent au van de la série Scoobidou.

Cool, sophistiqués avec des télés et bonnes

matatumusiques r&b et locales au passage . C’est assez marrant à voir. Je recommencerai encore et encore. Être serrée comme une sardine, voir le macadam depuis mes pieds, demander l’arrêt en tapant quelques coups sur la vitre … Topissime !

Vive les taxi-moto ! Une vraie découverte ! C’est le moyen de transport le plus rapide sauf si tu as un bon 4×4. Lorsque tu marches à pied, ils ralentissent à ton niveau et ils te sifflent pour savoir si tu veux monter à bord. Expérience à faire, je vous le conseille : adrénaline assurée tellement c’est dangereux [j’exagère un petit peu].

Un souvenir … des milliards de secondes

Mon plus beau voyage sur le continent africain. J’ai enfin pu toucher le sol des origines du monde, la terre de nos ancêtres bien que j’y courrais déjà de mon plus jeune âge.

To be continued …